Pierre-Christian Taittinger

Homme politique Français

Dans un monde en mutation, pessimiste et inquiet, qu’il est merveilleux de découvrir une peinture tendre et sereine.

BOISSEGUR n’est saisie d’aucune fièvre, elle ne cherche pas à exprimer nos fantasmes et nos peurs, mais promène son regard en suivant la réflexion d’Edouard Manet « Surtout peignez à l’extérieur, viviez la nature, soyez sensibles et comprenez que la couleur noire n’est pas humaine »

Alors surgit un ensemble de toiles aux tons délicats, une féérie de couleurs et de jeux de lumières, alors s’expriment la beauté et la fragilité des paysages et des êtres. Chaque toile devient un poème léger et attachant, fruit d’un art lumineux.

Franck de Lavarène

écrivain

L'INNÉ, L'ACQUIS ET CE QUI S'ENSUIT.

 

La maturité d'un artiste se mesure à l'harmonie avec laquelle il parvient à conjuguer la part innée de ses dispositions et les acquis de son parcours.

 

L'inné. Chez BOISSEGUR cette partie du bagage s'enracine dans une légende familiale qu'éclairent encore plusieurs figures de proue : portraitiste de l'Ancien Régime (Clémence Gamot), élève d'Ingres (Paul-Hyppolite Flandrin), académicien (René Bazin) et même une icône mondiale (Jacques-Yves Cousteau).

 

À l'âge de 5 ans elle avait délaissé la poupée au profit des crayons, au collège elle dessinait "en planque" pendant l'étude ; depuis, elle n'a cessé de remonter la piste : apprivoiser le trait, explorer la couleur, affronter la matière, injecter dans toute forme une part de sa propre énergie.

 

De Paris à Dubaï, de New York à Hong-Kong et de Genève à Heidelberg, les galeristes qui l'ont exposée, les éditeurs qui l'ont publiée et les médias qui l'ont accompagnée depuis vingt ans témoignent de la constance de cette quête jamais coupée de sa source.

 

L'acquis. Livres, films, timbres postaux, affiches de grands événements, décors muraux, ventes publiques, distinctions de salons et press-book pléthorique comptent parmi les petits cailloux blancs qui ont jalonné le chemin de BOISSEGUR.

 

Gauguin et Toulouse-Lautrec, le Quattrocento et la sculpture égyptienne mais aussi la pub et la com, la production d'opéras classiques et de feuilletons télévisés, le travail en équipe et l'immersion en entreprise ont construit cette artiste généreuse, encline à transmettre sa part d'acquis… et prédisposée à communiquer son lot d'inné.

 

C'est un devoir, dit-elle, que de donner de soi pour que les autres se révèlent au meilleur d'eux-mêmes.

Franck de Lavarene 

Dans le livre d’images qu’elle écrit jour après jours à son chevalet, l’or et l’huile se partagent- non équitablement- la table des matières.

L’huile, elle l’a apprivoisée aux Beaux-Arts de Caen, puis au fil des toiles peintes, par centaines, depuis sa première exposition à Neuilly, c’était en 1993. L’or est venu plus tard, en fragments et feuilles plaquées sur un ciel de feu, en poudre déposée sur la peau d’une muraille, oriflammes échancrées au galbe d’une coupole, mouchetis dispersés dans un paysage toscan. Il y a eu à ce jour deux grandes époques dans l’œuvre de BOISSEGUR

 

La première, l’a vue longtemps louvoyer sur les terres de la figuration surréaliste : mers d’huile ponctuées de voiles figées, architectures insolites obstruant l’horizon, silhouette solitaires perdues dans la contemplation de grands ciels vides ou chargés de masses nuageuses, dunes ocres jonchées de ballons rouges et de statues antiques…. Ses rêves qu’elle happe au vol dans ce petit moment creux qui précède la conscience du matin, parlent d’hommes à têtes d’oiseau, de cohortes voilées de rouge et de maisons à colonnades posées dans la montagne. A la croisée de Magritte et de Hopper.

 

BOISSEGUR conquiert son public en partant elle-même sur la route, ses tableaux sous le bras, frappant aux portes des marchands d’art en France, en Angleterre, en Allemagne, et en Amérique. L’énergie paie : depuis 10 ans, elle expose en permanence dans les galeries Corianne (Paris VII), Chetkin gallery (New-York) Arts Magna (Miami), et Krüber (Heidelberg). En 2000, un deuil interrompt cette exploration, somme toute tranquille, d’un monde lisible et décalé. Le temps de BOISSEGUR se déchire et la conduit dans des sphères incertaines, là où les contours se brouillent, où la matière prend le pas sur l’objet qu’elle décrit. Sous les trainées de poudre d’or, surgit un leitmotiv en forme de rameau à neuf branches : le chiffre de l’achèvement et de la préfiguration du renouveau.

 

Son empreinte parcourt les toiles récentes comme signant le passage d’un oiseau à la surface du monde. BOISSEGUR peint les reflets de son âme au rythme du phrasé de sa vie. Cela donne un langage unique et précieux qui s’invente lui-même, au fil de l’huile.

Marie-Paul Boisset Saint-Setier

Auteur et réalisateur

L’œuvre de BOISSEGUR est un film, long soliloque de souvenirs et de beauté. Chaque tableau est une séquence. BOISSEGUR se sert de son pinceau comme d’une caméra pour donner un sens à tous les clichés qui tissent son univers. Ces voyages sont d’autant de chasses aux trésors. Trésors qu’elle se remémore et restitue sur la toile comme autant de photographies de ses paysages intérieurs. Elle recrée les formes envahissantes de l’univers dans un langage épuré et domine la réalité par sa propre musique.

Talent précoce, dû peut-être à son entourage familial peuplé de créateurs, peintres, écrivains. A 5 ans, BOISSEGUR est inscrite à un cours de dessin. Puis elle apprend l’histoire de l’Art, le dessin académique avant de rejoindre le banc des Beaux-Arts. Elle laisse l’art graphique et entre comme créative puis comme chef de publicité dans une agence. Là, c’est plus de la reproduction qu’une véritable création qui lui est demandée. Le manque de recherche, d’exigence, lui fait quitter le monde de la communication. Elle part aux Etats-Unis et travaille comme assistante de production pour la télévision américaine. De nombreux films et voyages affinent sans aucun doute ce regard particulier.  Elle marque son retour en France, où elle monte sa maison de production, puis choisit de travailler en free-lance. Elle entame sa propre recherche et découvre seule la peinture à l’huile.

En 1989, lors d’une exposition de groupe organisée par la Ville de Paris sur le thème « Violence et Passion », elle montre sa première toile « Dante » : un couple faisant l’amour pour célébrer la Révolution française.

 

Aujourd’hui BOISSEGUR nous offre une peinture spontanée, faite d’exigence et de liberté. Ce sont des paysages poétiques. Le personnage au premier plan, pointé par un chapeau est là, en regard. Un homme en ombre, témoin de l’humanité ou une femme plus dessinée signifiant la beauté.

Cet élément n’est là que pour nous donner la profondeur de champ et nous entraîner par la ligne de fuite vers de larges espaces ouverts sur des ciels immenses. Le format des toiles, en largeur, leur donne encore plus d’infini. Il permet aux nuages de s’étaler, de prendre le temps de se transformer ou encore aux ballons de s’élever dans leur folie.

Ses couleurs gaies ou tristes sont toujours lumineuses. Harmonie du ciel et de la mer, couleur de la terre, élégance de la vie. BOISSEGUR éprouve le désir de s’emparer de toute la beauté qui vient à sa rencontre.

Nicole Lamothe

Critique d'art

Rêve, réalité ? Le monde de BOISSEGUR se situe dans un espace bien à elle, qu’elle recrée selon ses images propres, selon ses états d’âme. Ainsi compose-t-elle une œuvre diverse. Inattendue et inventive, tantôt méditative, tantôt d’une vraie poésie, d’une belle insouciance.

Grande voyageuse, de l’Egypte aux Etats-Unis, elle a conservé de ses découvertes une vision intérieure forte, décantée du superflu. Ce sont de sobres paysages architecturés dans lesquels ciel, eau, nature prennent une nouvelle dimension en un cadrage souvent imprévu : l’angle d’un balcon au-dessus d’une baie, la terrasse d’une maison coloniale, rythmée de colonnades. Souvent un personnage est là qui semble savourer sa solitude avec les éléments d’une lumière souvent crépusculaire. L’écriture est décisive, la palette restreinte aux noirs, gris, ocres nuancés avec finesse. BOISSEGUR joue les contrastes et traduit l’atmosphère indéfinissable due à la distanciation, d’avec le réel. L’œuvre n’est pas sévère, souvent marquée par l’ironie, un dédoublement qui laisse sa part à la rêverie. BOISSEGUR possède un humour tonique qui apparaît dans les compositions joyeuses animées de ballons multicolores s’élevant en bouquets légers près de la masse imposante des Invalides ou alignés devant un mur qu’ils égayent de leur rutilance. Elle aime travailler des séries, après ses jeunes femmes attirantes, rêveuses, c’est aujourd’hui George, une silhouette masculine qui pêche, rame, vend des ballons et toujours ce même recul vis-à-vis de la réalité.

On accompagne avec un grand plaisir BOISSEGUR dans ses pérégrinations. C’est une bouffée d’air frais, de liberté en un style tout personnel.

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